L’agilité, une question d’adaptation!

Par Isabelle Harnist

L’agilité, une question d’adaptation!

Avatars cow-boy jouant au pocker agile

Mi-janvier, notre campus réalisait son premier hackathon

A vingt stagiaires, encore dans la phase “tronc commun” du parcours à La Fabrique du Numérique, nous avions le challenge de réaliser en une journée le storyboard d’une vidéo

Pas n’importe quel court-métrage! Nous allions défendre les couleurs de notre écoleau concours Je filme ma formation 🎥.

Propositions d'idées concernant le scénario de notre court-métrage

Encore novice sur la gestion de projet, le groupe s’était lancé dans une méthode #agile bien ficelée, tout juste enfoncée dans nos crânes par un maître en la matière… Design thinking,  inspiration, UX Design, UI Design, idéation, facilitateurs 🔧 🔨… Bref, si le jargon était employé, notre pratique à ses balbutiements nous a vite ramenés vers une gestion “au feeling” en mode “kamikaze” pour garder la tête hors de l’eau!

Dans les starting-blocs depuis le dévoilement du sujet 🏁, je m’étais lancée dans le rôle d’une UX Designeuse à la rédaction d’un questionnaire utilisateur, après avoir décortiqué les objectifs du concours. 

Revenant de ma virée “interviews” avec un “commando”, j’avais été fortement déstabilisée par le changement de cap intervenu en notre absence… 

On était toujours en marche, vers la même destination, mais la route était masquée par le brouillard de l’incertitude! 

Image ci-contre: ébauche de persona

Le sujet n’était pas compliqué en soi. Mais savoir s’organiser, sans vraiment se connaître, définir des rôles et des tâches techniquesles planifier sur la journée pour aboutir au livrable attendu, aura été une réelle gageure! D’ailleurs cette expérience était à la base une sorte de crash-test 🚀, un rite d’initiation par lequel tous nos prédécesseurs “Fabriquiens” étaient passés avant nous.

Un “maître du temps” ⏳ a rapidement fait son apparition pour rythmer le pomodoro des phases successives. Mais l’équipe s’est retrouvée handicapée par le manque de visibilité sur la finalité du projet. Ecrire un storyboard ça prend combien de temps, quand on y est pas exercé? Et surtout quand on doit mettre d’accord une foule de vingt collaborateurs éclectiques âgés de 20 à 58 ans!

C’est ce que nous rappelle Fédéric Leguedois, dans son interview avec l’ENI lors de la conférence au Web2day de juin 2018.“Les estimations de temps et de coûts sur des projets incertains sont irrationnelles: cela consisterait en une prédiction de l’avenir…”. Intuitivement, c’est ce que nos trois “chefs de projet” d’un jour ont compris. Ils ramenèrent rapidement l’équipe à réaliser des livrables intermédiaires qui seraient incrémentés en fonction de notre chronomètre.

Et ce de fait, nous avons démontré notre agilité. Non pas en suivant le modèle formateur, mais dans le sens où les fonctionnalités indispensables (must have), et réalisables avec nos moyens du moment, auront été achevées dans le délai imparti. En témoigne le support, qui prévu sur un logiciel en ligne sophistiqué, fut finalement remplacé par un wireframe papier. De plus, tout le avait pu y laisser sa patte…

Aujourd’hui si nous faisions le bilan de cette expérience, aventure humaine même, nous pourrions être fiers de notre capacité à nous fédérer dans un moment d’épreuve, à nous adapter à l’imprévu. Une complicité qui est encore fragile, mais que nous allons pouvoir développer sur des projets plus complexes, tels les Projets Numériques d’Utilité Sociale (PNUS) de La Fabrique dévoilés lundi 4 février…

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